« L’été d’Agathe » de Didier Pourquery

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Éditeur : Éditions de La Table Ronde – Collection La petite Vermillon

Auteur : Didier Pourquery

Nombre de pages : 176 pages

Prix : 7,10€

Résumé : «Vendredi 10 août 2007. Agathe s’est arrêtée de respirer. Après six mois de lutte depuis sa deuxième greffe et toute une vie de combat. Sa lumière, son rire, son esprit, son courage vont tellement nous manquer. Sept ans plus tard, moi, son père, j’ai décidé de raconter qui était cette jeune femme vivante, joyeuse et directe. Comment elle a avancé, aimé, partagé. Comment elle a vécu, jusqu’au bout, son dernier été. Je voulais parler de sa vie, de la vie. Je me suis replongé dans mes notes, j’ai repris les photos, les courriers de ses vingt-trois étés. Puis j’ai commencé à écrire. Jour après jour. Ce fut difficile et doux. Tu m’accompagnais, Agathe, avec ton regard sur le monde, sur la maladie, sur la famille, sur moi. Nous échangions. À la fin, tu étais en vie.»
Didier Pourquery.

Mon avis : je remercie Anne-Lucie pour l’envoi de ce magnifique récit et pour sa confiance envers La Jolie Bibliothèque.

Didier Pourquery raconte dans ce livre, sa fille Agathe, décédée des suites de la mucoviscidose en 2007. Ce texte raconte les derniers mois de vie d’Agathe à l’hôpital Foch à Paris, mais il permet à l’auteur d’évoquer les souvenirs qu’il a avec sa fille.

Leur vie, qui a toujours été rythmée par la maladie d’Agathe, ses questionnements, ses désirs mais aussi ses craintes, ses peurs… Ce texte est très beau, très fort et rend, je pense, un très bel hommage à cette jeune femme partie trop tôt, qui a toujours été entouré de l’amour de sa famille. Agathe, qui même dans certains moments douloureux, tente de les protéger.

Un magnifique récit qui amène le lecteur à relativiser sa propre vie. Une belle leçon de vie et de courage que nous offre Agathe au travers de la plume de son père.

« Sexe primé » de Stella Tanagra

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Éditeur : Tabou éditions – Collection Les jardins de Priape

Auteur : Stella Tanagra

Nombre de pages : 142 pages

Prix : 15€

Résumé : Des corps se mélangent et se perdent, d’autres s’adonnent à des étreintes trop soutenues… Aussi roses que noires, les pulsions (in)humaines qui s’expriment dans ces dix nouvelles sont dangereusement excitantes.
Chaque page tournée dévoile des transgressions sexuelles et des désirs interdits qui se croisent et s’entrechoquent au fil des lignes dans la décadence de fantasmes indicibles. Passages à l’acte déraisonnables, pulsions morbides ou vices obsédants… Les désirs s’expriment mais à quel prix le sexe prime ?

Mon avis : tout d’abord je remercie Stella Tanagra de m’avoir proposé la lecture de son livre, et Tabou éditions pour l’envoi de ce service presse.

Ce recueil est composé de 10 nouvelles, toutes plus savoureuses les unes que les autres. Stella a un style très particulier car érotique, poétique, énigmatique… tous les ingrédients afin de passer un agréable moment de lecture. Le texte est maîtrisé à tel point, que pour certaines nouvelles, à aucun moment je n’ai imaginé la chute avant de la lire. Ceci dit « Sexe primé » est tout de même réservé a un public averti, c’est-à-dire qu’il n’est pas à placer entre toutes les mains, après à vous de voir 😉 Il y a des nouvelles que j’ai plus aimé que d’autres, entre autre « Peau percée », que je vous invite à découvrir…

Pour se procurer ces nouvelles suivez ce lien.

« Hier encore, c’était l’été » de Julie de Lestrange

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Éditeur : Le livre de Poche

Auteur : Julie de Lestrange

Nombre de pages : 377 pages

Prix : 7,90€

Résumé : Alexandre, Marco, Sophie et les autres se connaissent depuis l’enfance. Ensemble, ils ont grandi, en toute insouciance et en toute innocence. Mais, lorsqu’à vingt ans, la vie les prend, la chute est brutale. En une décennie, cette jeunesse perdue mais pas désillusionnée va devoir se battre pour exister. À travers les drames subsistent alors l’amitié, les fous rires, les joies, et l’amour, qui les sauvera.
Tendre portrait d’une époque, Hier encore, c’était l’été est un roman optimiste qui accroche le cœur pour ne plus le lâcher. C’est l’histoire de nos guerres quotidiennes, de nos victoires et de nos peines. C’est surtout l’histoire de la vie et d’une bande d’amis dont on voudrait faire partie.

Mon avis : ce roman est un vrai coup de cœur, une histoire d’amour, des histoires d’amitié. Nous faisons connaissance avec les grands-parents, puis les parents et enfin les petits-enfants, qui s’aiment d’amour ou d’amitié avec comme cadre de départ et parfois de retour un chalet dans la montagne, le chalet de l’amitié.

Les personnages sont tous attachants et apportent tous beaucoup d’importance à l’histoire. Certains s’aiment comme des frères, des cousins / cousines, des amies…

Il y a des joies, des peines, de l’amour, des séparations, des passages tristes d’autres drôles…

Ce roman est une bouffée d’oxygène, tellement agréable à lire car le texte est tantôt empreint d’émotion, tantôt très drôle. Un roman qui est, selon moi, une réelle réussite, et qui, si vous souhaitez passer un agréable moment de lecture, doit rejoindre votre bibliothèque.

Sortie le 10 mai 2017 dans toutes les librairies !

 

« June » de Virginie Bégaudeau

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Éditeur : La Musardine – Collection .G

Auteur : Virginie Bégaudeau

Nombre de pages : 224 pages

Prix : 16€

Résumé : La cavale passionnelle de deux femmes à travers l’Amérique des années 1970 Colorado, été 1973.

June, épouse dévouée, est initiée par Elsa, sa jeune voisine sulfureuse, à des jeux interdits. Suite à l’insistante proposition de sa maîtresse, elle quitte son mari et accepte de partir en cavale à ses côtés. Sur les routes, les deux amantes s’enivrent d’amour et de sexe. Au gré de leurs pérégrinations, elles rencontrent une communauté hippie aux manières licencieuses et Sacha, grand ténébreux qui devient leur compagnon de voyage. Mais ce que June ignore, c’est le plan d’Elsa : se mettre en quête de la légendaire maison des Carpenter, un lieu invitant ses habitants à toutes les débauches. Que découvriront-elles derrière les portes de ce temple de la dépravation ? À quels rites devront-elles s’adonner ? Quel terrible secret détient leur chef, le cynique et charismatique Adrian ?

Le souci du décor et du mystère caractérise l’écriture de Virginie Bégaudeau. Sa plume dresse des portraits de femmes fortes, guidées par leurs désirs. Un texte original et délicat, une histoire d’initiation érotique captivante.

Née en 1989, Virginie Bégaudeau s’éprend de la littérature avec la même certitude que celle de s’installer à Paris. Bercée entre sa passion pour les romans d’époque et ses rencontres, elle se découvre une nouvelle envie : l’érotisme.

Mon avis : merci à Stéphane, des Editions de La Musardine pour ce nouveau service presse et pour sa confiance. C’est le deuxième roman que j’ai le plaisir de découvrir issu de la Collection .G, la collection .G écrite par des femmes pour des femmes.

J’ai beaucoup aimé cette lecture qui suit le parcours de June, jeune femme mariée plus ou moins heureuse et épanouie avec son mari, Arthur. Sa vie bascule quand elle rencontre Elsa, qui va lui faire découvrir les plaisirs homosexuels. June tombe éperdument amoureuse d’Elsa, jusqu’à abandonner son époux, sa maison… sa vie. Elsa souhaite emmener June dans la Maison Carpenter, où selon elle, elles seront heureuses et pourront s’adonner à leur sexualité tranquillement. La rencontre avec Adrian, le maître des Carpenter va perturber June mais ne semble pas déranger Elsa, pourquoi ?

Le texte est très bien écrit avec du suspense, car l’histoire de fond fait poser question au lecteur jusqu’au dénouement final.

Amour, passion, trahison, manipulation, mensonge, plaisir, sont les mots qui, selon moi, résumé cette lecture. A lire sans hésitations, vous serez surpris…

« Magazine Flow »

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Il y a 3 mois j’ai découvert le magazine Flow, et je dois dire que je l’ai et le trouve encore formidable ! Le contenu est très intéressant et varié, mais le magazine en lui-même est d’une telle qualité, avec des pages citations cartonnées, des reportages, des idées shopping, des recettes…

Voici quelques photos (prises par mes soins) :

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Dans chaque magazine il y a également au moins deux petits cadeaux, ce mois-ci par exemple il y a trois magnifiques marque-pages et un bullet journal.

Flow coûte entre 6,95€ et 7,50€. Il paraît tout les mois. Voici le site internet flowmagazine.fr et la page Facebook ici.

 

« Parties communes » de Anne Vassivière

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Éditeur : La Musardine – Collection .G

Auteur : Anne Vassivière

Nombre de pages : 256 pages

Prix : 16€ (papier) / 9,99€ (numérique)

Résumé : Par le trou de la serrure…

Paris, un immeuble haussmannien dont la façade est en ravalement. Derrière leur apparente respectabilité, les habitants cachent de nombreux secrets, des couples s’y forment, s’y conforment ou s’y déforment au gré des désirs. Il y a, entre autres, la transformation touchante de Nadège, la très ­catholique ­propriétaire de l’immeuble, les pratiques insolites du docteur Dupuis, gynéco­logue, les découvertes extrêmes de Lili, la jeune première, l’idylle entre Marie, ­pédo­­psy­chiatre frustrée, et Jean-Do, ancien pompier bellâtre et macho… Une fois le livre refermé, vous ne regarderez plus jamais vos voisins comme avant !

À la façon d’un Georges Perec dans La Vie, mode d’emploi, Anne ­Vassivière bâtit un texte uniquement basé sur les pensées intimes et sexuelles des prota­­gonistes, en adoptant un style différent pour chacun. Sa plume ­auda­cieuse convoque des mots forts et obscènes, aussi bien que poétiques ou ironiques. C’est en sa qualité de femme que l’auteur écrit : comme elle aime à le ­souligner, elle ne s’adresse pas tant à la raison des lectrices qu’à leur ventre. Car ce ventre et les sensations qui s’y logent relient Anne ­Vassivière à toutes les femmes, celles qui assument leur sexualité, celles qui s’ennuient au lit, celles qui jouissent à outrance, celles qui vivent joyeusement l’ordinaire, celles qui désirent avec ferveur…

Anne Vassivière habite à Paris. Elle travaille au ministère des Affaires étrangères, ce qui lui a donné le goût de l’intrigue et du secret. C’est là qu’elle écrit en toute discrétion, dans une cage d’escalier mystérieuse. Elle vit parfois bien accompagnée, parfois mal. Souvent seule et libre. C’est l’état qu’elle préfère…

Mon avis : je remercie Stéphane, pour ce nouveau service presse. La collection .G est la nouvelle collection de littérature érotique écrite par des femmes pour des femmes.

J’ai donc découvert ce qui se cachait derrière les murs de cet immeuble Parisien où chacun vit sa vie… amoureuse. Des hommes, des femmes, des jeunes et des moins jeunes, des personnes amoureuses et d’autres beaucoup moins. Tout ce petit monde a ses états d’âme et c’est justement ce que va lire le lecteur. Des couples qui se font et se défont.

J’ai beaucoup aimé cette lecture qui permet de se rendre compte que parfois des femmes font semblant d’aimer des hommes, et que souvent les hommes ne s’en rendent pas compte. A contrario, des femmes fondent parfois beaucoup d’espoir en l’homme, qui lui n’est là que pour profiter de l’instant présent. C’est un peu ce qui se passe dans la vie au travers des relations humaines.

Un livre agréable à lire, que vous pouvez vous procurer ici.

La collection .G c’est :

Un érotisme qui n’est ni celui des pionnières du genre (Françoise Rey, Anaïs Nin…) ni celui d’Esparbec. De nouveaux espaces littéraires, dans des registres et des styles variés, modernes, qui parlent du corps, de relations sexuelles, amoureuses ou non, et du plaisir féminin.

Des textes qui revendiquent une sexualité féminine épanouie et assumée, forme de féminisme moderne, dans le cadre d’une histoire construite, d’un scénario qui emmène.

Une collection qui entend se distinguer de la « romance érotique » avec des romans singuliers, exigeants, écrits par des femmes porteuses d’un univers érotique fort, dans une démarche littéraire assumée et revendiquée.

 

 

 

« De tes nouvelles » de Agnès Ledig

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Éditeur : Albin Michel

Auteur : Agnès Ledig

Nombre de pages : 352 pages

Prix : 19,80€

Résumé : Anna-Nina, pétillante et légère, est une petite fille en forme de trait d’union. Entre Eric, son père, et Valentine, qui les a accueillis quelques mois plus tôt un soir d’orage et de détresse.

Maintenant qu’Eric et Anna-Nina sont revenus chez Valentine, une famille se construit jour après jour, au rythme des saisons. Un grain de sable pourrait cependant enrayer les rouages de cet avenir harmonieux et longtemps désiré.

Depuis Juste avant le bonheur, son premier succès, Agnès Ledig sait trouver les mots justes pour exprimer les émotions qui bouleversent secrètement nos vies. Son nouveau roman vibre d’énergie et de sensibilité, à l’image de ses personnages, héros du quotidien qui ne demandent qu’à être heureux.

Mon avis : je tiens tout d’abord à remercier Ophélie qui a accepté ce premier service presse avec La Jolie Bibliothèque.

C’est donc avec plaisir que j’ai découvert la plume de Agnès Ledig, c’est le premier roman que je lis de cet auteur. Le texte est tellement beau qu’il ne laisse pas le lecteur indifférent, y compris après la dernière ligne. D’après ce que j’ai pu comprendre sur internet « De tes nouvelles » serait la suite de « On le regrettera plus tard » mais qu’ils pouvaient se lire indépendamment l’un de l’autre. En effet, n’ayant pas eu l’occasion de lire le premier j’ai quand même apprécié ma lecture.

J’ai donc fait la connaissance de tous ces personnages, qui marqués par les épreuves de la vie essaient de vivre une vie paisible.

C’est dans un petit village non loin des Vosges qu’Éric et Anna-Nina, sa fille de 7 ans, reviennent auprès de Valentine. Éric souhaite une certaine stabilité pour sa fille, mais est-il prêt à avancer aux côtés de Valentine ? Éric est-il prêt à laisser partir Hélène décédée en couche 7 ans plus tôt ?

Ce roman est une bouffée d’oxygène qui montre que parfois les choses les plus simples de la vie sont peut-être à portée de main.